Il existe autant de préparation de candi qu’il existe d’apiculteurs. De nombreuses diversités sont proposées pour répondre aux besoins de ces butineuses.

Le fait-maison

La solution « fait-maison » demande du temps et de la minutie. Les recettes exigent de la précision. Veiller à la bonne température (ne pas excéder 119°C), veiller à la texture (pas de cristaux), veiller aux bons dosages. Sa préparation est délicate, car avec un candi trop dur, les abeilles le prennent mal ou s’il est trop filant, elles risquent de s’engluer.

Mais en plus d’être économique à préparer (sucre, eau et vinaigre sont les 3 ingrédients de base), il garantit à l’apiculteur la provenance et la composition du candi. Être apiculteur, c’est aussi un amour pour les abeilles. Leur donner ce qu’il y a de mieux pour assurer leur croissance et leur production de miel est essentiel.

En vente dans le commerce

On peut également acheter le candi pour abeilles dans les magasins spécialisés. Il existe sous forme de pain solide, de préparation prête à l’emploi, enrichi ou protéines ou non. Il est vendu en moyenne 2,50 € le kilo, mais peut monter à 6,50€ pour un candi enrichi au pollen. Ces pâtes de sucre ont une longue durée de conservation et sont dotées d’une grande stabilité microbiologie.

Le candi enrichi pour que une colonie en forme

Afin de tonifier les abeilles et les protéger des maladies, on peut enrichir le candi avec des additifs.

  • Un candi protéiné est constitué de pollen ou de levure de bière lyophilisée, éléments riches en protéines. Cet apport garantit la bonne santé de la colonie et l’augmentation du couvain. La levure est un ingrédient intéressant, car sa composition est proche du miel et sa teneur en vitamines est proche, voire même supérieur au pollen.
  • Le miel, lui, sera rajouté pour l’apport en minéraux et le côté attractif qu’il suscitera chez l’abeille. Il doit toujours provenir de la ruche.
  • La farine de soja dégraissée est une autre alternative pour enrichir son candi.
  • On peut ajouter également des huiles essentielles (coriandre, mélisse, anis, eucalyptus, citron, sarriette, sauge, marjolaine, romarin, girofle…) pour renforcer leur système immunitaire et apporter à la colonie énergie et vitalité.

L’importance du sucre

La base de ce mélange reste le sucre, qui devra être un sucre simple, plus facilement assimilable par les abeilles : le glucose, le fructose, le saccharose. On privilégiera le sucre blanc cristallisé, provenant de la canne à sucre ou de la betterave.

Le candi est souvent indispensable pour le nourrissement d’hiver et son choix conditionne la bonne santé de la colonie et la production de miel de la saison suivante.

Voir aussi notre article « 5 conseils pour commencer l’apiculture« 

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